Les barrières structurelles déterminent qui est choisi bien avant qu’on parle de mérite :
- Les réseaux informels favorisent les groupes dominants
- Les partis filtrent les candidatures « hors système »
- Les titulaires en place (souvent des hommes) sont protégés
- Les obstacles financiers excluent de nombreuses personnes qualifiées
Les femmes font face à des obstacles supplémentaires :
- Moins sollicitées par les partis
- Moins souvent investies dans des circonscriptions gagnables
- Plus exposées aux écarts de financement et à davantage de critiques
- Plus souvent envoyées dans des circonscriptions perdues d’avance
Les faits sont clairs :
Les pays qui imposent des mesures de représentation améliorent la performance des parlements, rendent les débats plus inclusifs et renforcent la confiance du public
En Suède, lorsque les partis ont dû recruter des femmes, ils ont choisi les personnes les plus qualifiées, en écartant certains profils masculins moins qualifiés. Résultat : les personnes élues étaient globalement plus qualifiées
Au Canada aujourd’hui :
On mise sur des progrès graduels, sans s’attaquer aux barrières systémiques
Résultat :
- Les femmes occupent moins de 30% des sièges depuis plus de 100 ans
- Les progrès sont lents et inégaux
- À ce rythme, la parité ne sera atteinte qu’en 2115
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Sources: Electoral Gender Quotas and Democratic Legitimacy, American Political Science Review; Gender Quotas and the Crisis of the Mediocre Man: Theory and Evidence from Sweden, American Economic Association
