Voici comment le Parlement peut s’attaquer à la montée de l’idéologie anti-féministe


« Votre corps, mon choix – pour toujours. »

C’est ce qu’a posté l’influenceur antiféministe Nick Fuentes sur X l’année dernière, renforcé par l’élection de Donald Trump. Son vantardise s’est viralée.

Quelques mois plus tard, le prédateur notoire Andrew Tate – accusé de trafic humain et de viol en Roumanie – s’est vu accorder l’asile aux États-Unis.

Pourquoi Tate a-t-il basé son empire antiféministe en Roumanie? Parce que c’est le pays qui a les plus mauvaises performances en matière d’égalité des genres en Europe. Quatre-vingts pour cent des Roumains croient au mensonge que les femmes doivent rester à la maison.

Et pourquoi Tate est-il revenu en Amérique? Parce qu’il savait que son misogynie serait non seulement acceptée, mais célébrée là-bas.

Ce n’est pas une coïncidence que les États-Unis se classent au 84e rang à l’échelle internationale pour la représentation des femmes en politique. C’est un statut choquant pour un pays qui, jusqu’à récemment, était considéré comme un phare de la démocratie. Mais au 73e rang, le Canada n’est que quelques points devant notre voisin du sud.

Ce Parlement, dirigé par les membres du Comité sur la condition de la femme, a une chance d’aider à changer cela. Que le Comité ait choisi de concentrer certaines de ses ressources sur l’examen des menaces que la rhétorique antiféministe pose dans un monde de plus en plus numérique est une reconnaissance du fait que les enjeux sont très élevés.

Les mensonges propagés par des gens comme Nick Fuentes et Andrew Tate incluent l’affirmation que l’avancement des droits des femmes affaiblit la société; que notre rôle est d’être soumises; et que nous méritons d’être violentées. Ces mensonges menacent notre liberté, notre économie et notre démocratie. Et l’une des meilleures façons de les combattre est de s’assurer que les contributions des femmes sont équitables, visibles et reconnues comme essentielles.

Cette semaine, Informed Perspectives a présenté une proposition concrète au Comité pour s’opposer aux tendances qui sont instrumentalisées par les autoritaires et leurs complices en ligne.

Nous avons souligné que la présence même des femmes parlementaires au Parlement est déjà un début. Mais nous avons argumenté qu’en permettant passivement aux hommes de continuer à détenir 70 % du pouvoir électoral, on renforce implicitement les mensonges propagés.

Nous vivons à côté d’une étude de cas terrifiante, témoins de l’impact catastrophique que la rhétorique antiféministe sans restriction peut avoir, détruisant des décennies de normes démocratiques et de progrès en matière d’égalité, presque du jour au lendemain.